Galerie La Mauvaise Réputation

10 Rue des Argentiers, Bordeaux, France

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ÉMILIE BERNARD – Chercher les sentiers

Adresse 10 Rue des Argentiers
Bordeaux
France
Horaires Du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous.

Sur une proposition de Zébra3, la galerie LMR a exceptionnellement accepté de participer à un échange artistique entre les associations Zébra3 à Bordeaux (France) et l’OEil de Poisson à Québec (Canada) et de mettre à disposition son espace d’exposition pour la restitution d’un projet de fin de résidence artistique.
En s’associant, les acteurs de ce projet ont pour objectif commun le soutien et la promotion des artistes par l’aide à la production et la diffusion d’œuvres d’art contemporain. Cet échange artistique propose un nouveau contexte de recherche et de création permettant aux artistes de se confronter à d’autres environnements culturels, d’enrichir leur pratique, de développer leur carrière et des connexions internationales. Suite à l’appel à projets lancé début 2018 auprès des artistes de la ville de Québec, Zébra3 et la Galerie LMR, ont sélectionné l’artiste Émilie Bernard.

En résidence depuis deux mois à l’atelier Zébra3, son projet repose sur une réflexion : la relation entre la nature et l’architecture. Quelle place prend la nature dans une ville ? Comment s’y insère-t-elle ? Comment pouvons nous la percevoir au quotidien ? Sous quelles formes s’affiche-t-elle ? C’est en parcourant rues, ruelles, parcs et jardins, qu’Émilie Bernard a peu à peu élaboré un inventaire d’éléments naturels et d’images extraites du paysage urbain, indices de cette présence palpable et fragile de la nature.

« Par la création de dessins légers et délicats, j’analyse des sujets intuitivement choisis en modifiant leur échelle, en simplifiant leurs lignes générales et en supprimant leur volume pour les travailler en aplats. Cette transformation opérée sur les sujets ira tantôt les définir et les circonscrire, tantôt les éloigner de leur essence. Les sujets étudiés apparaissent alors sur papier de manière isolée ou comme éléments parmi d’autres pour créer des compositions très épurées ou très chargées issues d’accumulations, de superpositions et de répétitions.
Les dessins présentent à la fois une grande économie et un certain excès ; ils sont réalisés simplement au graphite, mais jouent avec des nuances subtiles, avec le minuscule et l’imperceptible. Les pistes sont aussi parfois brouillées : les sujets demeurent imprécis, l’effet de profondeur est confus, les formes se mélangent les unes aux autres. Au final, c’est un ensemble parfois familier et reconnaissable, parfois mystérieux et abstrait qui est évoqué.
 »

L’exposition Chercher les sentiers se développe sous la forme d’une installation de dessins réalisés au graphite, de séries d’aquarelles et d’objets dépouillés prélevés ou inspirés de l’architecture qui viennent timidement se glisser parmi feuillages, branches et plantes. Chacun des moments est une invitation à poser un regard contemplatif sur des empreintes, des morceaux, des traces de nature et, ultimement, à répéter cet exercice d’observation partout autour de soi. Un projet délicat au caractère essentiellement poétique.