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HALTE de MARGOT SOKOLOWSKA / Galerie TINBOX Mobile

HALTE
MARGOT SOKOLOWSKA
Galerie TINBOX Mobile

EXPOSITION
Du 20 novembre au 16 décembre 2018
Place du Palais, à Bordeaux
Galerie Tinbox Mobile

VERNISSAGE
Jeudi 22 novembre 2018 à 18h30

PERFORMANCE 49
7 jours / 7 heures par jour
Les 21, 22, 26 et 27 novembre 2018 de 8h à 15 h
Les 23, 24 et 25 novembre 2018 de 10h30 à 17h30

PRESSE:
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5 Visuels Presse: V1V2V3V4V5

Margot Sokolowska renoue depuis 2013 avec la peinture figurative pour devenir elle-même la matière première de son œuvre. Sa formation aux Beaux-Arts, de Lodz en Pologne, de dessin et de peinture lui a apporté des bases classiques solides qui lui permettent aujourd’hui d’avoir une grande liberté dans sa pratique d’artiste plasticienne. De la rigueur de son enfance passée en Pologne, elle garde un besoin de mystère. En France, où elle vit depuis de nombreuses années, il lui semble que tout est possible, cette liberté, elle l’exprime à travers la peinture, la vidéo, la photographie ou la performance.

Pour l’exposition  » HALTE  » dans la galerie Tinbox, elle aborde l’espace singulier de la galerie mobile comme deux tableaux. Les deux grandes vitres latérales de Tinbox deviennent des cadres pour deux compositions. Elle recrée deux boîtes ou deux cellules imaginaires proposant ainsi deux scènes oscillant entre présentation et représentation. Alors que sa peinture refuse intentionnellement toute perspective au profit de paysages artificiels resserrés, elle joue alors avec l’espace tridimensionnel de la galerie.

 » HALTE  » est une exposition ubiquiste. Margot Sokolowska nous propose différents états d’un même corps entre peinture, performance et sculpture. Les influences pour cette exposition sont plurielles, mais selon elle,  » elles ne peuvent donner lieu à des interprétations fermées  » d’ordre profane ou sacré.

Dans l’espace de gauche de la galerie aux murs blancs, sont exposées différentes peintures, de la série  » Suaire partiel « . Dans ces peintures, la figure d’une femme blonde se tient debout, de dos, dans différents paysages. Elle est vêtue d’une jupe longue blanche aux formes géométriques triangulaires marquées de transparences qui laisse apparaître le haut de son corps dénudé. En réalité, la chaire et la jupe ne semblent faire qu’un. Cette figure féminine est un être hybride, charnel et architectonique, souple et rigide. Le bas du corps-jupe semble s’associer et se dissocier en de multitudes formes géométriques triangulaires. Dans ce corps à corps, telle une sorcière blanche, elle semble effectuer une danse immobile devant ces paysages aux couleurs froides. La lumière ne semble ni terrestre, ni céleste, on entre ici dans une autre dimension quasi chamanisme peut-être pour échapper à notre monde ou pour mieux le contrôler. Comme un rituel en cinq phases, le corps semble incarner une incantation silencieuse dans laquelle il pourrait s’atomiser.

Dans l’espace de droite, l’artiste réalise une peinture in situ comme une tapisserie bleu cobalt ponctuée de fleurs de lys blancs. Cette peinture aux motifs charnels devient le décor pour une performance. Durant 7 jours et pendant 7 heures consécutives, l’artiste, enfermée dans la galerie de droite, devient alors le sujet d’un tableau vivant. Vêtue uniquement de sa jupe blanche en tissus, telle un suaire, l’artiste est allongée au sol dans une posture contrainte par la dimension de la châsse qui l’enferme et qui ne lui permet pas d’étendre son corps. Elle semble réincarner le personnage de sa peinture pour exploiter les possibilités physiques de son corps lors d’un rituel qui exacerbe ses forces passives et la pousse dans ses limites à travers une situation d’endurance et de jeûne.  » Performance 49  » teste la résistance du corps et la capacité de s’en dissocier en entrant dans un état modifié de conscience. L’artiste fait ici une halte, comme pour exprimer un besoin urgent de tout arrêter. Elle affirme que  » tout est sous contrôle, à moins que je m’en échappe.  » En dehors de la performance, le corps vivant de l’artiste est remplacé par une sculpture pyramidale reprenant les éléments géométriques de la jupe peinte. Avec cette sculpture-relique, elle joue ainsi avec la présence-absence de son corps, entre présentation, représentation picturale et représentation sculpturale.

PERFORMANCE 49
7 jours / 7 heures par jour
Les 21, 22, 26 et 27 novembre 2018 de 8h à 15 h
Les 23, 24 et 25 novembre 2018 de 10h30 à 17h30
 » La performance consistera en un rituel. Le corps sera une réplique du personnage de la série des tableaux  » Suaire Partiel  » auparavant installée dans la cellule blanche. Le perforer arrivera le matin par le premier bateau venant de Mormont. Après une courte préparation, il se glissera dans la cellule bleue et y restera allongé pendant 7 heures. Le même protocole sera exécuté chaque jour. La performance prévoit des mouvements limités, voire l’absence de mouvements du personnage enfermé. Il n’y aura pas de prise de repas ni de boisson pendant sa durée.  »
Margot Sokolowska.