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44 Rue Saint-François, Bordeaux, France

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APERITIVO BAG

Adresse 44 Rue Saint-François
Bordeaux
France
Horaires Du mardi au samedi de 11h à 19h, le dimanche de 11h à 15h & sur rendez-vous

Rendez-vous le mardi 28 juin chez BAG à 18h30 pour l’Aperitivo mensuel de BAG. Embarquez pour une conférence animée par Christian Pallatier, tout en profitant d’un verre de vin et d’une dégustation de pain BAG 100% sans gluten, de fromage et de charcuterie.

 

Sur réservation.

Lien billetterie  : https://www.helloasso.com/associations/connaissance-de-l-art-contemporain/evenements/aperitivo-le-dernier-jour-du-monde

 

Le dernier jour du monde (à votre avis, on s’enverra encore en l’air ?)

Réchauffement climatique, fin des ressources, surpopulation… Catastrophe(s) : quand l’art s’éclate !

L’état des lieux est cataclysmique : manque d’eau, de nourriture, de pétrole… et même fin possible de l’humanité. Un schéma relayé par les médias et les œuvres, justifié par l’histoire récente, illustré sur un schéma dépressif. Le monde de l’art montre un pessimisme parallèle aux scientifiques de la planète qui nous prédisent l’apocalypse. Pourtant, explique Cyril Dion dans Demain Le film, que « Les gens ne veulent plus qu’on leur dise que les choses vont mal. Tout va déjà trop mal ».

Susan Sontag dans La Photographie écrit quant à elle que « ces dernières décennies, la photographie engagée a au moins fait autant pour aiguiser la conscience que pour l’émousser ». Elle ajoute que « voir les photos de la souffrance ne renforce pas forcément la conscience ni la capacité de compassion. Cela peut aussi les corrompre. Les images paralysent. Les images anesthésient… ». Un point de saturation est atteint et il semblerait qu’il faille modifier l’angle du regard du plus grand nombre, qui « a appris à ne plus s’en faire et à aimer la bombe ! » comme le disait avec humour Peter Sellers dans Docteur Folamour !

Du coup, on s’éclate, on fait la fête pour mieux s’absenter ! On s’égare dans des paradis artificiels, on jouit de tout, partout ; on mange, on aime, on prie… On s’oublie en tentant de se retrouver soi-même et les autres, en quête de l’éternelle jeunesse – de l’LICN de Tristan Garcia). On régresse sagement devant les écrans qui se multiplient plus vite que les pains ! La télé-réalité devient l’ami de chacun et le jardinage, la cuisine et la décoration, nous occupe entièrement. Franchement l’art devrait être plus gai ! On finit même parfois par préférer aller voir un film d’amour ou une comédie… Panem et circenses, du pain et des jeux.

Cette première conférence dresse un bilan rapide des horreurs du monde, « l’artiste le dissèque, le décrypte, l’analyse et offre au passage des alternatives, souvent critiques, qui permettent de penser le réel » écrit Claire Moulène. Nous ne sommes pas des optimistes naïfs ! Une fois cela dit, nous avancerons…