• Corenthin Thilloy, le chanteur, ENSA Limoges, 2018

    Corenthin Thilloy, le chanteur, ENSA Limoges, 2018

  • Mathieu Gaspar, Lampe Ecaille, ENSA Limoges, 2017

    Mathieu Gaspar, Lampe Ecaille, ENSA Limoges, 2017

  • Jean Savard, vases en mousse de porcelaine, ENSA Limoges, 2021

    Jean Savard, vases en mousse de porcelaine, ENSA Limoges, 2021

Musée des Arts décoratifs et du Design de Bordeaux

39 Rue Bouffard, Bordeaux, France

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Jungle design – Le design à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges

Adresse 39 Rue Bouffard
Bordeaux
France
Horaires 11h - 18h Fermé les mardis et les jours fériés (ouvert le 14 juillet et le 15 août)

L’exposition présente les créations en design réalisées à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges. Elle montre la zone ouverte par la céramique pour questionner le processus de création et le champ de production des objets

La céramique est exemplaire lorsqu’il s’agit d’instruire le projet en design, mais c’est aussi au travers du travail avec d’autres matériaux qu’il se façonne. Ainsi, l’exposition s’appuie sur le dialogue fertile qui s’instaure entre la céramique, le bois, le métal ou le verre démontrant la faculté des étudiants à construire leur pratique du design avec la palette des outils et des formats contemporains qu’ils font cohabiter librement.

Racontée en cinq paysages, l’exposition s’esquisse à partir d’une certaine idée du temps, de la ressource, ou encore de l’action, révélant ainsi la complexité des schémas de notre société contemporaine avec laquelle le projet en design doit composer.

Les pièces des étudiants, ainsi que celles de designers venus en résidence à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges comme Martin Szekely, François Bauchet, Laureline Galliot, Gilles Clément, s’associent pour dessiner les paysages de cette jungle vivante et féconde.

Inauguration de l’exposition : jeudi 3 mars à 19h

Informations pratiques

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#jungle design #madd_bordeaux

Les 5 paysages de l’exposition : « Rien n’est vrai tout est vivant »1

1 – Les autarcies émancipatrices

L’autarcie pourrait sonner comme un repli qui irait à l’encontre de la dimension collaborative du projet en design s’il est uniquement considéré comme une démarche de conception qui associe des besoins et des acteurs. Mais l’autarcie est également une démarche formatrice et émancipatrice tournée vers l’expérimentation. Les projets présentés manifestent le besoin de faire, de faire exister directement, sans compromis, en opérant une mise à distance des contextes et de la complexité des enjeux du design contemporain. Ils s’élaborent au sein de la bulle protectrice et de l’écosystème que constitue une école et passent par l’appropriation des outils, des matériaux et des savoirs qui s’y trouvent. Ces expérimentations peuvent avoir une dimension d’exercice qui réinterroge ou revérifie ce qui est connu. Ainsi, la recherche plastique, les logiques de dessin, de mises en œuvre techniques, les typologies d’objets qui font les repères historiques du design peuvent être passées au crible d’une réappropriation, parfois naïve mais nécessaire à la construction d’une culture de l’objet.

2 – Collaboration, co-design and co

Les créations en design présentées ici s’inscrivent dans les dynamiques du partage. Qu’il s’agisse de collaboration avec des acteurs locaux, des habitants, des structures sociales… ces projets questionnent le faire ensemble et ses modalités : faire avec, co-construire, co-habiter, faire faire.
Ici le design entretient un lien fort avec l’extérieur.

3 – Nouveaux agencements

Les projets en design sont issus d’une équation complexe construite à partir de données hétérogènes, Ce paysage aborde cette mise à jour contemporaine de la réflexion du design par l’intégration des problématiques actuelles. Ces nouveaux agencements repositionnent le design dans son histoire et dans son présent.
Aujourd’hui, repenser la mobilité, repenser la matérialité, intégrer les enjeux liés au développement durable et à l’écologie peut passer par l’invention de nouvelles typologies d’objets issus de principes qui se combinent et cohabitent au sein d’un même projet.

4 – Céramiques, miroir du design 

Ce paysage présente la céramique dans le champ du design non pas uniquement comme matériau mais comme laboratoire de recherche et ressource pédagogique en design. Les projets questionnent les usages et la place des céramiques notamment par des déplacements de ses champs d’application. Les approches autant que les recherches sur les matériaux céramiques, révèlent ainsi les questionnements d’une génération bien au-delà d’un savoir-faire. Elle permet aux étudiants en design d’aborder la production et les processus de fabrication, les échelles de production ou d’édition. Le territoire du Limousin, riche de ses artisans, manufactures, usines, lieux de culture dédiés et centres de recherche spécialisés, constitue un amendement exceptionnel à leur formation.
L’Ecole Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges dispose d’ateliers dédiés aux céramiques de plus de 900 m2.

5 – Glissement, spéculation, incertitude

Ces créations ouvrent des discussions, interrogent, spéculent sur des devenirs ou tentent des explorations qui peuvent bousculer l’identité même du design. Elles disent aussi la part introspective et réflexive du design propre à renverser les repères.
Elles revisitent la proximité du design avec l’art, la dimension fictionnelle du projet, entremêlent l’utopie et la dystopie. Ici, c’est la place du discours par l’objet et de l’objet « manifeste ».

1 Titre de l’ultime conférence publique que le philosophe, poète et romancier Édouard Glissant prononça le 8 avril 2010 à la Maison de l’Amérique Latine, en clôture du séminaire de l’Institut du Tout-Monde : « Les Transformations du vivant dans un monde en relation ».

Design graphique
Antonin Faurel

Le musée remercie chaleureusement

Château Haut-Bailly,
mécène d’honneur

L’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges, sa directrice Françoise Seince, Indiana Collet-Barquero, professeure d’histoire et théorie du design à l’ENSA Limoges ainsi que les enseignants Nathanaël Abeille, designer, Alain Doret, artiste, Arnaud Dubois, anthropologue, Corenthin Ferbus, designer, Nicolas Gautron, graphiste, Olivier Sidet, designer et Anne Xiradakis, designer.

Les étudiants ou anciens étudiants en licence et en master design d’objets : Xavier Archambeaud, Perrine Azevedo, Elvire Blanc-Briand, Auréline Caltagirone, Béatrice Delaunay, Maxime Demery, Dorian Felgines, Louise Ferri, Audrey Fontenoy, Mathieu Gaspar, Zelian Grasset, Charlotte Grébert, Romain Jamet, Mathilde Jobron, Antoine Lomenech, Cécile Maes, Léa Martin, Clément Polteau, Paul Donadieu de Lavit, Antoine Schacherer, Zelian Grasset, Manon Papin, Jean Ramon, Jean Savard, Corentin Thilloy, Marjorie Tirollois et Song Eui Lee.

Les personnalités venues en résidence design et bijoux à l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges : François Bauchet, Patrick Beaulieu, Gilles Clément, Laureline Galliot, Laurent Massaloux, , Karin Seufert, Tore Svensson et Martin Szekely.

Les ateliers et les personnels de l’École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Limoges pour leur implication.

Le musée souhaite également remercier pour leur fidèle soutien

Les Amis et le Cercle du madd-bordeaux
Château Nairac
Fonds d’Initiatives Lafite
Hôtel Cardinal
InterContinental Bordeaux – Le Grand Hôtel
Les Crus Bourgeois du Médoc
La société de négoce DIVA
Librairie Mollat – Station Ausone

  • Corenthin Thilloy, le chanteur, ENSA Limoges, 2018

    Corenthin Thilloy, le chanteur, ENSA Limoges, 2018

  • Mathieu Gaspar, Lampe Ecaille, ENSA Limoges, 2017

    Mathieu Gaspar, Lampe Ecaille, ENSA Limoges, 2017

  • Jean Savard, vases en mousse de porcelaine, ENSA Limoges, 2021

    Jean Savard, vases en mousse de porcelaine, ENSA Limoges, 2021